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8/14/2008 St Alphonse de Liguori, Docteur de l'Eglise (1696-1787)-Page 196, L'enfer. -"L'enfer est une prison horrible, pleine de feu. Considère que les damnés sont plongés dans ce feu; sur leur tête, sous leurs pieds et tout autour, c'est un océan de feu, ils ont le feu dans les yeux, le feu dans la bouche, le feu dans tout leur être.
Réflexion du 18 avril. Réflexion du 21 novembre.
Règlement de vie Au chrétien qui veut assurer son salut.
http://www.prevensectes.com/enfant1.htm
8/8/2008 Des menaces...
Bon, même les meilleures choses ont une fin, et les pires aussi. J'ai décidé d'accéder à votre demande, F. Dès que je "jugerai que c'est le bon moment", je supprimerai l'accès public à la lettre de votre maman. Dans l'attente du courrier de votre frère O... Cordialement, Henri. 8/6/2008 Contraste.
CONTRASTE Aux fidèles lecteurs et aux passagers, bref à tous mes amis proches ou lointains. Plusieurs articles dans mon espace semblent ne pas faire l'unanimité, je n'ai pas la prétention de la faire mais je ne veux blesser personne.
Pour cela, elle est parfaitement à sa place chez moi, je l'aime et ne m'en séparerai pas.
8/2/2008 Programmé.
La mort de Maman a ravivé ma colère Prochain article: Embrasser son enfant.
6/12/2008 Une mère à ses proches.Probablement écrit entre 1996 et 2000.
Mes chéris,
Il m’est impossible d’imaginer que je puisse vous quitter sans un adieu. Comme nul ne connait ni le jour, ni l’heure, ni les circonstances, je préfère écrire ces lignes alors que je suis en pleine santé.
Le plus profond de ma joie sur terre est mon amour pour vous six : mon si cher compagnon et vous, nos cinq enfants, ce trésor de nous deux, la lumière de notre longue vie commune.
Je n’oublie pas, mes chéris, ceux et celles qui ont partagé votre vie et qui nous ont donné beaucoup de joies, puis notre couronne, nos douze petits enfants, tous si affectueux, si beaux et pleins de santé, riches de tant de promesses et que j’espère bien voir fonder, à leur tour, leur famille et réaliser la vie qu’ils souhaitent. Mais si cela ne devait pas être, dîtes-leur souvent qu’ils ont fait déborder d’amour le cœur de leur M. Chacun de vous m’est si précieux, m’a apporté et m’apporte tant !
Vous, mes cinq, vous m’avez comblée ; vous êtes à la fois tellement la chair de ma chair et en même temps, des individus uniques, différents, des personnalités à part entière.
Nulle peine n’a pu me venir de vous, car mon cœur n’est pour vous qu’amour. Si je vous ai blessé, l’un ou l’autre, si je vous ai manqué en quelque circonstance, dîtes-vous que ce fut toujours involontaire.
J’aime passionnément la vie, toutes ses richesses, les beautés de la nature, celles créées par l’homme et mon seul regret est qu’une vie, si longue soit-elle, est toujours trop courte et ne permet pas de connaître toutes les beautés de la terre, d’écouter tous les chants, toutes les musiques, de lire tous les beaux livres, d’admirer tant d’œuvres d’art, de connaître aussi plus d’êtres humains, d’avoir plus de possibilités d’échanges, de rencontres, d’amitiés.
Je sais que je partirai inassouvie, quel que soit l’âge de mon départ. Et c’est le message que je veux vous laisser. Vivez pleinement chaque minute, ne passez à côté d’aucune amitié, d’aucun amour. Engrangez autant de beauté que vous pourrez. Et surtout aimez. Ne laissez aucune souffrance vous diminuer, aucune déception vous aigrir.
Je n’ai aucune idée sur l’au-delà de la mort. Elle me semble aussi naturelle que la naissance. Mais sur quoi débouche-t-elle. Je ne m’en inquiète pas. La prière que je préfère, à mon âge : « Du fond de l’abîme, je crie vers toi, Seigneur, écoute ma prière. » . Vous savez que l’espérance, la chère petite espérance de Péguy fut et est toujours mon lot, pas la foi sans question. Est-elle plus confortable ?
Je vous charge de dire à mes chers frères et sœurs ( si je pars avant eux) un grand merci pour notre affection indéfectible, pour notre si douce entente, que les années n’ont pas entamées, ni nos chemins différents.
Si je pars la première, prenez bien soin de votre cher Papa ; nous avons tellement fait la paire que celui qui restera seul sera bien désorienté. Trouvez-lui une sympathique maison de retraite médicalisée près de vous, dans la banlieue ouest qu’il apprécie.
Pour notre si chère F, où je suis si pleinement heureuse, où j’ai trouvé l’accord parfait avec un lieu, surtout, surtout, pas de sentiment. Vous savez combien je déteste l’idée que l’on sacrifie la qualité d’une vie humaine à un souvenir, un soi-disant devoir, à une propriété, à des objets. Ce n’est pas parce que Papa et moi avons trouvé notre bonheur ici que cela vous crée la moindre obligation vis-à-vis de la F. Faites ce qui permettra à chacun de vous, à vos enfants, de réaliser au mieux votre propre vie. Plusieurs d’entre vous ont des vies matérielles difficiles et si, grâce à la F, vous pouvez mieux vivre, mener des projets à leur fin, surtout vendez. Et je vous dis la même chose pour les meubles, les bibelots etc… Si vous voulez agir selon mon désir, ne vous contraignez en rien. Ce qui compte pour moi, c’est de pouvoir vous aider après ma mort et je suis sûre que Papa, s’il n’a plus le souci de mon bien-être, pensera comme moi.
A toi, mon unique aimé, je ne veux et ne peux dire qu’une chose, je souffre de ta souffrance, j’aurais tant voulu pouvoir te l’éviter. Pour le reste, toute parole me semble vaine. Tu sais tout ce que nous sommes l’un pour l’autre. Restons pudiques jusqu’au bout.
Un dernier mot pour la cérémonie. J’ai dans mon secrétaire deux petits livres. J’ai coché ce qui me plait le plus. Pas de chants actuels, si possible, des psaumes et surtout à la fin, je voudrais l’Hymne à la joie, musique qui a accompagné ma sortie au bras de mon jeune mari à S. Je voudrais dire au revoir à tous ceux que j’aime de cette façon et chanter à vous tous que la vie est belle.
En écrivant ces lignes, « Je suis pleine du silence assourdissant d’aimer » comme l’a dit si bien Aragon.
Je vous aime, je vous aime, je vous aime.
Maman.
5/26/2007 Etre enfant, être parent.
Être enfant, être parent dans une secte ?
(Source: Bulletin de liaison du CCMM de mai 1991)
http://www.prevensectes.com/enfant1.htm
Réfléchir à l'enfant élevé dans une secte amène immédiatement à se poser la question de la parentalité. Être parent dans une secte, cela est-il possible et comment? Et, tout d'abord, comment sont nés ces enfants ? Du désir spontané de leur parents ou de l'obéissance aux ordres de la secte ? De qui donc sont-ils les fils et les filles ? Quel projet repose sur eux ? Donc, quelle transmission leur sera-t-elle faite ? On évoque là, bien sûr, le degré de dépendance des parents, que cette dépendance soit imposée nettement par la secte ou recherchée par les parents eux-mêmes selon une exigence intérieure qui colmate leur angoisse et leur peur devant l'existence. Un peut imaginer que nombre de ces jeunes parents ont en effet besoin d'un "contenant": la secte joue ce rôle et leur donne peut-être ainsi l'étayage nécessaire pour pouvoir accueillir un enfant. Mais ce qui semblera ainsi gagné dans un premier temps, c'est-à-dire ce qui semblera aller dans le sens d'un progrès, d'une évolution positive, risque de tourner court si l'enfant est considéré comme appartenant d'abord à la secte. Dans ce cas, en effet, la relation d'emprise sectaire aura tendance à s'étendre sur lui le plus rapidement possible et la qualité de la relation parentale - et d'abord maternelle -. permise, sera forcément limitée. Sans même parler de séparations précoces et traumatisantes , quelle spontanéité vivante dans la relation à son enfant, une mère peut-elle avoir, au sein d'un organisme aussi rigide qu'une secte, même si cette rigidité est camouflée par une apparence fraternelle ? Quelle latitude lui est laissée de s'abandonner à son amour maternel, à cette "préoccupation maternelle primaire" dont Freud et Winnicott ont montré combien elle était fondamentale pour le bon développement de l'enfant ? Les risques de voir s'établir une relation "d'absence", carentielle, désaffectée et frustrante, basée sur la défaillance de l'environnement maternel semblent grands. Un peut également s'interroger sur la manière dont l'enfant réagira lors des grands remaniements de l'adolescence. Une éducation sans doute lourdement univoque ne favorisera en rien son ouverture au monde et son insertion future. Celles-ci ne pourront se réaliser que dans la rupture entraînant alors culpabilité et dépression, cette dernière amplement préparée par les carences, voire les traumatismes, de la première enfance. Ces hypothèses pessimistes peuvent malheureusement être vérifiées par les témoignages apportées au CCMM sur l'enfance dans les sectes. Il convient en conclusion d'émettre une note chargée d'espoir. L'enfant conditionné par une secte reste porteur de forces réactionnelles, accessible à des influences réparatrices et capable un jour de rejeter consciemment ce qui l'a opprimé.
Psychothérapeute Membre de l'Association Française d'Information et de Recherche sur l'Enfance Maltraitée (AFIREM) 11/18/2006 Encore elle?Plombé!
L'ECR est comme une gigantesque feuille de plomb recouvrant le monde, elle écrase les faibles et les petits, prend la forme des puissants et ce faisant, les justifie.
S'il est lourd à porter, le plomb ne résiste pas à la déchirure, une fois percée cette feuille se délite, alors apparaît le bleu du ciel et la lumière du soleil.
Au début, il est vrai, ça éblouit!
H.G
9/2/2006 Croyez vous au mariage?20 juillet 2002,
Sabine – Olivier
Croyez-vous au mariage ?
Cette question c’est Eva Marie Saint qui la pose à Cary Grant dans le film d’Alfred Hitchcock « la mort aux trousses » et Cary Grant a cette belle réplique « bien sûr, j’ai été marié trois fois, c’est bien la preuve que j’y crois ! »
C’est vrai que les personnes qui se marient plusieurs fois sont aussi celles qui croient le plus au mariage : elles croient souvent au pouvoir magique des paroles de M. le Maire, de M. le Curé, ou aux serments jaillis dans l’enthousiasme de la passion.
Pour ce qui est du mariage chrétien l’Eglise nous enseigne que le mariage vise, je cite : « une unité profonde qui conduit à ne faire qu’un cœur et qu’une âme dans une intime communauté de vie et d’amour et une égale dignité personnelle ».
Cette définition est très belle, mais pas vraiment facile à comprendre ni à mettre en œuvre – Je relève dans cette définition trois mots : unité – communauté – dignité.
L’unité, ça c’est facile, tout le monde le comprend : de deux on ne fait plus qu’un.
La communauté, c’est un concept plus difficile à cerner.
Pour moi, la communauté, c’est un mouvement qui engage plusieurs parties et tend à l’union des cœurs et des esprits – la communion - tout en respectant la dignité des personnes.
Cette dignité personnelle que certaines spiritualités doloristes auraient tendance à nier, à effacer au nom d’un pseudo-altruisme dévorant et finalement destructeur.
Il y a je crois une vertu qui sous-tend et permet cette unité et constitue la seule voie d’accès à cette communauté de vie et d’amour, comme à toute relation authentique d’ailleurs. Cette vertu, c’est la vérité.
Un jour, quelqu’un à qui je déclarai que j’étais amoureux de la vérité m’a répondu « n’en faites pas un Dieu » … Pas un Dieu la vérité ? mais qui donc a dit : je suis la vérité ? « je suis le chemin, la vérité, la vie » ?
L’unité en dehors de la vérité est invivable, c’est une hypocrisie.
Olivier, Sabine, soyez vrai l’un envers l’autre. Vous constaterez que vous ne pourrez le faire sans être vrai aussi envers vous-mêmes.
Ne croyez pas que les vertus se combattent entre elles dans des paradoxes. Quand une vertu veut en dévorer une autre, c’est une imposture. Pour ne pas vous tromper, votre référence doit être la personne, le respect de la dignité de la personne, le respect de l’humanité.
Jésus-Christ, notre Dieu, a montré une détermination constante à défendre la dignité de la personne, de toute personne, quelle que soit sa situation ou son histoire, et cela même au mépris de la loi, des rites, des traditions, des tabous et des interdits imposés par les chefs religieux.
Rien n’oblige Jésus si ce n’est l’amour de l’humanité, aussi, Sabine, Olivier, que rien d’autre que l’amour ne vous oblige : ni les rites, ni les traditions, ni la famille, ni même la religion.
Sabine, que même l’éducation que nous t’avons donnée ne t’oblige pas. L’éducation que nous avons reçue de nos parents et que nous avons essayé de te transmettre est là pour te mettre debout, pas pour marcher à ta place : je crois que tu as compris cela.
Olivier, Sabine, sachez vous écouter l’un l’autre, écoutez vous même si, ou plutôt surtout, quand vous n’êtes pas d’accord. Lorsque l’on n’est pas capable d’entendre la vérité de l’autre, paralysé que l’on est par sa propre vérité, est-on sur le chemin de l’amour ?
La vérité ultime, je ne la connais pas. Ce qu’aujourd’hui je tiens pour vrai, c’est ce que me commande de croire la conscience que Dieu à mise en moi.
La conscience de l’autre a été faite pour l’autre, pas pour moi. L’amour de l’autre me commande de respecter l’autre et la conscience que Dieu a mise en lui.
L’amour de soi, (amour propre) l’amour de cet autre qui vit en soi, me commande de me respecter aussi.
Sabine, Olivier, respectez vous l’un l’autre, respectez les enfants qui vous seront confiés, respectez l’ensemble de l’humanité, celle qui cherchera à s’épanouir dans vos enfants, celle qui quelquefois frappera à votre porte, celle qui vit - parfois péniblement - dans votre conjoint.
Ne croyez pas que vous pourrez respecter l’humanité qui vit dans l’autre tout en bafouant celle que Dieu a mise en chacun de vous.
Enfin, ne croyez pas que vous pourrez défendre l’unité en vous servant de la béquille du mensonge, de la dissimulation ou de la dénégation de la réalité.
La vérité ne supporte pas le double langage.
Pour vivre la vérité n’a pas besoin de béquille, sa propre clarté lui suffit.
C’est elle au contraire, c’est elle qui nous soutient, c’est elle qui nous éclaire et nous guide.
Sabine, Olivier, si après avoir vécu à ce jour presque trois ans ensemble, vous semblez toujours décidés à vous marier, ça veut dire que vous y croyez vous aussi au mariage, alors je vous dirai simplement ce que vous aurait dit papi s’il était là … et avec cette montagne de confiance qu’impose l’amour : « Anda con Dio » ! Que Dieu vous accompagne !
8/5/2006 Philo.Traité sur la liberté.
La beauté est-elle une qualité?
Spontanément, nous répondrons: Oui, en précisant toutefois qu'elle n'est pas méritée puisqu'on en bénéficie d'emblée à la naissance. On ne choisit pas d'être beau, ça nous est donné tout comme on ne choisit pas d'être affligé d'une "sale gueule".
Ceci m'amène à poser la question suivante: Choisit-on d'être méchant, d'être bête?
On ne choisit pas d'être une femme plutôt qu'un homme, ni d'être un homme plutôt qu'un chien.
Vous me répondrez avec justesse que certains font le singe et que, ce faisant, ils choisissent leur espèce. Bien sûr ils ne sont pas vraiment singes mais ils peuvent en prendre toute l'apparence, la gestuelle, les cris.
Nous conviendrons donc ensemble que pour choisir d'être "tel", on doit d'abord avoir été "autre". Un singe ne choisit pas d'être singe mais un homme peut choisir d'être singe ou du moins d'en adopter l'apparence et le comportement.
Et le bête, le méchant, le connard, a-t-il choisi de l'être? Pour que ce soit le cas, il eût fallu d'abord qu'il fut intelligent, gentil, généreux...
Vous qui jouissez de cet immense privilège de l'intelligence et de la gentillesse, choisiriez-vous d'être con?
Si vous faisiez ce choix, ce serait le signe que vous n'êtes pas aussi intelligent que vous osez le croire?
Bien sûr, il vous arrive ponctuellement, pour protéger votre espace vital de mordre et d'apparaître ainsi méchant et là, vous choisissez.
Mais le connard chronique, l'irrécupérable, celui qui fait chier tout le monde... et toujours...?
En toute honnêteté, celui là, je crois, ne choisit pas!
Et c'est pour cette raison que...
tout le monde t'aime, Éric...
H.G. 3/3/2006 My Way.An de Grâces: 2001
Il est 18h30, la nuit ne va pas tarder à tomber.
Je circule dans ma vielle 505 dont le compteur totalise plus de 360 000km mais qui m'emmène toujours là où je décide d'aller.
Je connais bien la route puisque ça fait 48 ans que j'y circule; c'est ma route, my way.
Un homme, l'air affable se tient sur le côté, le bras tendu en avant, le pouce orienté dans le sens où je vais, comme je suis seul à bord, je m'arrête.
-Désirez vous que je vous emmène quelque part?
-Ben... nous pourrions faire un bout de chemin ensemble...
Le monsieur monte à bord, en démarrant, je lui demande:
-Où allez vous?
Le stoppeur:
-Au même endroit que vous mais je crois que vous avez pris la mauvaise direction...
moi:
-Comment pouvez vous le savoir puisque je ne vous ai pas dit où j'allais?
lui:
-J'ai l'habitude!
moi:
Ah bon... et où donc mène ma route?
lui:
A la perdition...
moi:
-Rien que cela!!! à la perdition? Savez vous que cela fait 48 ans que je vais dans cette direction?
lui:
-Mon pauvre ami! c'est la providence qui m'envoie, il faut que vous fassiez demi tour...
moi:
-Vous plaisantez?
lui:
-En ai-je l'air?
Le gars avait l'air au contraire terriblement sérieux: costume gris anthracite, chaussures noires, col blanc montant et serré. Il reprend:
-Moi, je connais la route et vous avez besoin de moi...
moi:
Attendez, qui faisait du stop sur le bord de la route, vous ou moi?
lui:
-bien sûr, c'était moi mais si vous vous êtes arrêté c'est parce que vous aviez besoin de moi et je veux vous aider quoi que vous en pensiez.
Celle là alors, on ne me l'avais jamais faite!!!
Nerveusement, je rétrograde comme pour dépasser et enfonce l'accélérateur, un nuage de fumée noire se dessine dans le rétroviseur.
Il reprend:
-Les gens qui n'ont besoin de personne voyagent tout seuls.
moi:
Ah, si vous voulez dire que j'avais besoin de compagnie, c'est certainement un peu vrai, je vis seul depuis plusieurs mois, ma femme m'a quitté.
lui:
-Vous voyez!
moi:
-Dites moi, que faites vous dans la vie?
lui:
Je suis représentant, je vends tout ce dont vous avez besoin, d'ailleurs, en ce moment, j'ai en vente un très bel aspirateur...
moi:
-Alors là mon vieux, pas de chance, j'en ai déjà un!
lui:
-Je ne vous dit pas le contraire mais je sais que vous avez besoin du mien...
moi:
-Ca recommence!!! Bien sûr que non puisque je vous dit que j'en ai déjà un et en plus, il a à peine un an.
lui:
-De quelle couleur est-il?
moi:
-Pourquoi cette question, il est bleu.
lui:
-Le mien est rouge...
moi:
-Et alors???
lui:
-Alors, vous avez besoin d'un aspirateur rouge...
moi:
-Qu'est ce que vous me chantez là, pourquoi aurai-je besoin d'un aspirateur rouge?
lui:
-Parce que vous avez besoin de mon aspirateur et que mon aspirateur est rouge...
J'essaie en vain de comprendre sa logique et réponds machinalement:
-Évidemment...
lui:
-Vous voyez!
-NON, je ne vois rien du tout et je me demande pourquoi j'ai chargé cet olibrius. A cet instant là, nous sommes éblouis par une voiture qui nous croise à toute vitesse.
lui:
-En voila un qui va dans la bonne direction...
-Je fais pile dans un épouvantable crissement de pneus. Ma vieille 505 a encore obéi, brave 505...
Mars 2006: j'ouvre la portière et je le fous dehors... 2/21/2006 Encore.Si l' ECR s'occupait un peu des petits vieux
qu'elle a rendu malades,
ça lui laisserait moins de temps
pour intoxiquer
les jeunes gens. 2/9/2006 C'est magique...Inutile de se mettre à boire de l'urine de crapaud gris
prélevée une nuit de pleine lune,
ça ne sert à rien.
En plus, c'est déguelasse...
Et toxique. 1/10/2006 Liberté.Plus de doute possible, L' E.C.R. fabrique des protestants, des agnostiques, des athées...
des hommes libres quoi!
Son chef l'avait annoncé:
"La Vérité vous rendra libres"
(Jn 8, 32) |